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COMMUNIQUE DE PRESSE

Grippe aviaire : ne pas rééditer les erreurs du passé

04.01.2021

a Confédération paysanne et le MODEF ont adressé fin décembre un courrier commun au directeur de la DGAL** sur la gestion du nouvel épisode d'influenza aviaire. Ce courrier a permis la tenue d'une réunion le 31 décembre avec le cabinet du Ministre de l'agriculture, la DGAL** et l'Anses.

Les abattages préventifs débutés avant Noël montrent déjà leur inefficacité tout comme lors des épisodes précédents. Encore une fois, cette stratégie consiste à abattre massivement des animaux sains.

La stratégie formulée par le Cifog et ses grands opérateurs économiques - établir une zone de protection plus large, sous forme de croissant, pour sauvegarder les zones situées à l'Est de la Chalosse, en plus large « périphérie » (Tursan notamment) – fait le choix de « sacrifier » la zone de production de la Chalosse pour tenter de sauver les autres zones.

La Confédération paysanne et le MODEF s'opposent à cette stratégie. Encore une fois, nous constatons que ses promoteurs, ayant pourtant à leur disposition la base avicole et donc toutes les informations sur la localisation des élevages, proposent des plans de lutte qui privilégient au mieux leurs propres intérêts en faisant abstraction des réels enjeux sanitaires et des éleveurs et éleveuses.

C'est pourquoi nos deux syndicats demandent à la DGAL** :

Que les décisions d'abattages restent prises sur la base d'analyses positives, c'est à dire abattage des animaux des élevages foyers, abattage sur le lieu de l'élevage.

Que les déplacements soient limités au maximum et autorisés après analyses négatives.

Que, pour ralentir la progression du virus, l'élevage extensif soit favorisé au lieu de préconiser la claustration d'animaux dans des bâtiments où ils se retrouvent à haute densité.

De permettre d'amener à terme tous les animaux sains puis d'effectuer un vide sanitaire prolongé si nécessaire.

D'ouvrir une concertation pour voir comment dés-intensifier la densité de palmipèdes sur la zone le plus efficacement et le plus rapidement possible.

De mettre en place des expérimentations (puisque les animaux sains ne sont pas éliminés) afin de mieux comprendre pourquoi et dans quelles conditions des animaux résistent mieux à l'épizootie.

 

L'Etat doit jouer son rôle d'autorité sanitaire et valider des plans d'action qui garantissent un arbitrage raisonnable entre les considérations sanitaires et économiques et prennent en compte toute la diversité des modes de production de toutes les volailles.


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