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EAU
14.04.2026

Une méga-bassine aux Alleuds, c'est non !

14.04.2026 -
La Confédération paysanne 49 – rejoint par 10 organisations agricoles et de la société civile - a rassemblé, samedi 11 avril à Brissac, 350 personnes pour dire OUI au partage de l'eau et NON à sa privatisation !
C'est une double peine qui s'abat sur les terres agricoles de la commune et de ses alentours.
 
La société GSM prévoit d'abord un agrandissement de la carrière sur 77 hectares de terres agricoles, mais pour ce faire elle imagine compenser la destruction de ces terres par la restitution d'une zone artificialisée à l'agriculture. Or, quoi de plus pratique lorsque l'on sait qu'une bassine est désormais considérée comme terre agricole et qu'il suffit donc d'utiliser l'ancienne carrière comme zone de compensation.
 
À la place du dispositif ERC : Eviter, Réduire, Compenser, les entreprises minières peuvent aujourd'hui miser sur un modèle plus efficace encore, le DBI : Détruire, Bâcher, Immerger. Ce procédé a de beaux jours devant lui si nous ne nous opposons pas radicalement à sa mise en pratique.
 
Cette méga-bassine, dont le volume prévu correspond à 120 piscines olympiques (350 000 m³ de capacité de stockage), n'a vocation qu'à servir les intérêts d'une douzaine d'exploitants agricoles au maximum.
 
Comment cette bassine va-t-elle se remplir ? Contrairement à ce que répètent en boucle les défenseurs de ces ouvrages, les méga-bassines sont remplies principalement par des systèmes de pompage dans les nappes phréatiques et les cours d'eau. Il ne s'agit donc absolument pas de récupérer seulement une eau « qui tombe » mais bien d'aller chercher l'eau dans ses espaces naturels de stockage.
 
En irriguant toujours plus de terres céréalières, au service de l'agriculture industrielle, c'est non seulement les réserves d'eau et la terre que cette carrière-bassine permet de détruire, mais un modèle agricole respectueux de la biodiversité et à terme notre souveraineté alimentaire.
 
En France, sur la décennie précédente, 240 000 hectares d'espaces naturels, agricoles et forestiers ont été consommés, ce qui représente près de 4 terrains de football par heure.
 
"L'eau ne sera accessible qu'aux personnes de l'association des irrigants et cette association n'a pas d'obligation d'ouvrir à tout le monde l'utilisation de l'eau, ça privatise de fait une partie de l'eau qui est publique. L'État veut simplifier les études de ces bassines, nous on dit que non, il faut que ça se fasse de manière intelligente, on a un vrai problème structurel autour de l'eau," a développé Benoît Sénéchal, membre du comité départemental de la Conf' 49 sur le site FranceInfo. 
 
Aujourd'hui, l'agriculture intensice, comme elle est produite et notamment irriguée par ces mégabassines, permet de produire du maïs pour grande majorité qui part à l'export. En fait, on exporte notre flotte et ça c'est pas acceptable, poursuit Benoît Sénéchal sur le site France 3 Pays de la Loire. Nous, en fait, ce qu'on veut, c'est qu'il y ait une vraie prise en compte de la culture alimentaire qui va permettre d'alimenter les gens du secteur."  
 
 
 
Signataires de l'appel de la mobilisation du samedi 11 avril: 
Confédération paysanne 49, Confédération paysanne 53, Confédération paysanne 72, Civam* Ad
49 CGT 49, Les S oulèvement s de la Terre Layo n et Loire , Faucheur s·euses volontaires 49, Raare,
L es Salamandres des terres, Bassines Non Merci 37.
 
 
 

Crédits photos : Confédération paysanne 49
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