Grippe aviaire: l’État doit respecter les paysans.

En effet, les premières indemnisations économiques viennent d'être versées aux éleveurs impactés lors de la première vague de contamination.
Pour les éleveurs en circuits courts, les dossiers ont été particulièrement difficiles à monter, du fait de leur complexité. Contactée, la DRAAF invite ces éleveurs (106 à avoir déposé un dossier sur la région) à contacter directement leur DDT afin d'apporter les compléments d'information parfois nécessaires pour le traitement de leur dossier. Nous nous faisons le relai de cette demande afin de ne pas laisser un éleveur sur le bord du chemin !
Des annonces concernant les indemnisations de la deuxième vague de contamination que nous connaissons depuis l'automne viennent d'être faites. Elles ne nous satisfont pas.
On ne peut admettre que le financement à 90 % des pertes (sur un référentiel 2019) soit acté. Ni que cette indemnisation chute à 50 % pour les 6 mois suivant la levée des zones de surveillance. Ces décisions vont amener les éleveurs à vouloir rapidement remplir leurs bâtiments en ce printemps 2023, avec le risque de voir repartir de manière virulente l'épidémie étant donné que les causes de celles-ci n'ont pas été traitées : densité d'animaux sur les territoires, mouvement d'animaux et de personnels entre bâtiments notamment.
Alors que la volonté est de réfléchir à un avenir pour la filière volailles, les pouvoirs publics ne peuvent pas se concentrer sur la seule dimension économique. Il est urgent de redonner des perspectives aux éleveurs et éleveuses de volailles et la puissance publique doit leur donner des signaux forts en ce sens.
Contacts :
Eudes GOURDON (porte-parole) : 06 73 95 83 61